Théâtre : Comédie Itinérante de Valence Saison 2010-2011
Cette année la commune de Jaujac va accueillir 2 représentations de la comédie itinérante :
Mardi 1er février 2011 :
L’Amour conjugal
Alberto Moravia / Matthieu Roy
Théâtre / Durée 50 mn

© Alain Fonteray
« Je me rendis compte que deux choses seulement pouvaient me sauver : l’amour d’une femme et la création artistique. Il me semblait avoir droit à l’amour comme tous les autres hommes sur terre et quant à la création artistique j’étais convaincu d’y être porté par la nature de mes goûts et par un talent que, dans mes moments d’optimisme, je croyais posséder. »
L’Amour conjugal, adapté du roman éponyme d’Alberto Moravia, est le récit d’un homme, Silvio, tentant de trouver à travers l’écriture de sa propre histoire une réponse à son amour
trahi. On y découvre un couple explorant les limites de ses engagements existentiels et érotiques avec autant de précision que de cruauté. En portant ce roman à la scène dans un dispositif
scénographique original, Matthieu Roy parvient à rendre palpable la subtile alternance du style de Moravia entre discours introspectif, adresse au lecteur et scènes dialoguées. Installé sur des
gradins bifrontaux, écouteurs sur les oreilles, on fait d’emblée l’expérience sensible du rapport à l’intime qu’explore le grand écrivain italien. Tour à tour dans le livre et dans l’action,
dans la narration et dans le vécu, seul face à l’œuvre et en communion avec les autres spectateurs, on entend ce qu’on ne voit pas forcément, on voit parfois ce que les mots ne parviennent pas
à dire. En pénétrant dans la matrice de l’écriture de Moravia, l’Amour conjugal ausculte avec précision et talent les vertiges de l’intimité.
D’après le roman d’Alberto Moravia / Traduit de l’italien par Claude Poncet (Folio) / Adaptation et mise en scène Matthieu Roy / Avec Johanna Silberstein et Philippe Canales / Scénographie Gaspard Pinta / Costumes Isabelle Deffin / Création lumière Manuel Desfeux / Création de l’espace sonore Géraldine Foucault et Mathilde Billaud / Régie générale et régie lumière Maëlle Payonne / Production La Compagnie du Veilleur, associée à La Comédie de Reims et à la Maison du Comédien Maria Casarès / En coproduction avec La Comédie de Reims et le Théâtre de Thouars / Avec le soutien de la DRAC Poitou-Charentes, de la Région Poitou-Charentes et la participation artistique du Jeune Théâtre National (JTN) / Remerciements au Théâtre de l’Aquarium /
Samedi 26 février 2011 :
Regarde, maman, je danse
Vanessa Van Durme / Frank Van Laecke
Théâtre / Durée 1h25

© Fred Debrock
L’autoportrait poignant et drôle d’un garçon qui rêvait d’être danseuse.Lorsqu’elle était petite, Vanessa était un garçon. Il (elle) jouait avec des poupées, mettait les lingeries de sa maman, s’imaginait en princesse, fée, danseuse. Un jour, le garçon devenu homme décide de se transformer en femme et s’engage dans un chemin de sang et de larmes. Auteure et actrice de sa propre vie, la dramaturge et comédienne belge raconte soixante ans d’une quête d’identité houleuse, douloureuse, féroce. Pas d’effets poétiques ni de fioritures dans ce théâtre autobiographique, un langage cru, dur parfois, mais aussi un humour décapant et un travail d’artiste de haut niveau pour dévoiler le tréfonds de son âme sans faux-semblant. Son récit livré comme un fado captivant est un souffle d’espoir qui emporte avec lui préjugés et jugements.
« C’est une femme tout simplement qui est là, sur scène, avec son mètre 90, sa combinaison rose et ses pieds nus. Quand elle parle de la première fois où elle a été pénétrée par un sexe
d’homme, son visage marqué est de toute beauté. “Je me suis sentie incroyablement heureuse. C’était si bon. Rentrer chez soi, arriver au port. Le voyage avait été si long.” Un voyage que
Vanessa raconte sans le masque de la pudeur, en faisant rire la salle aux éclats. Mais ces rires s’effacent peu à peu. Aux applaudissements, on sent que chacun aurait envie de prendre dans
ses bras cette femme bouleversante. Parce que c’est une femme qui n’a jamais renoncé. Une leçon de vie. »
Brigitte Salino, Le Monde.
Texte et actrice Vanessa Van Durme / Mise en scène Frank Van Laecke / Coaching Griet Debacker / Lumières Jaak Van de Velde / Traduction Monique Nagielkopf / Production Swan Lake / Diffusion Frans Brood Productions / Coproduction La Rose des Vents - Villeneuve d’Ascq, Le Rive Gauche - Saint-Etienne-du-Rouvray, Théâtre de la Ville - Paris /
Ces deux pièces seront jouées à la salle des sports à Jaujac à 20h00.
Ouverture du Guichet à 19h30.
Public adulte et adolescent.
Prix des places :
12 € - individuel adulte
7 € - tarif réduit (scolaires, étudiants, et demandeurs d’emploi)
Tarif quotient familial < 600€
4 € adulte / 2 € enfant
(sur présentation d'un justificatif de la CAF de moins d'un an)
Possibilité de réservation à l'Office de Tourisme de Jaujac 04 75 35 49 61.